EDITO N°162

Compte-rendu de l’Assemblée générale extraordinaire

de La Fabrica’son, le mardi 13 juin à Malakoff

Présents: le collectif au complet et une vingtaine d’adhérent.e.s

1. Un premier temps sur le bilan du Festiva’son 2017

L’association constate que :

– les problèmes d’organisations matérielles et de logistique ont été très importants cette année : nombreux imprévus de dernières minutes, difficultés pour obtenir et rassembler le matériel son et lumière nécessaire, retard sur les affiches de l’école EMC

– l’organisation prévue et habituelle en a été bousculée : retard dans la communication (affichage tardif de la mairie) et une fatigue/pression qu’on aurait aimé s’épargner

– manque de communication par la mairie : pas d’annonce dans la Newsletter, pas de calicot central, article bien modeste dans le Journal local « Malakoff infos »

– alors que la fréquentation des concerts de la saison à la MVA a été bonne dans l’ensemble, la fréquentation du Festiva’son est en baisse cette année : un peu plus de 200 entrées payantes alors que nous avons connu des années à plus de 400. La jam impro a même du être annulée, faute de musiciens

– les subventions sont insuffisantes pour donner l’ampleur que mérite cet événement, Nous avons même appris pendant le Festival le non-versement de la la subvention de 3000€ que devait nous verser la Région)

– manque de moyens concernant le développement du festival pour être totalement autonome

– malgré ces points négatifs, il y a des motifs de satisfaction : la qualité des concerts, la bonne ambiance générale, belle implication des bénévoles, retours positifs autant de la part des musiciens que du public…

Cependant, après 13 années de festival à Malakoff, le collectif ressent un manque de soutien et de reconnaissance et surtout exprime un vrai regret : il est vraiment dommage que la mairie n’ait pas saisi la chance de soutenir un événement culturel de cette qualité, avec un tel sens de l’ouverture et du partenariat. Le Festiva’son aurait pu être un des temps forts de la saison culturelle locale, un temps fédérateur, d’ouverture et de plaisir.

Pour toutes ces raisons, le Festiva’son 2017 sera donc malheureusement le dernier.

2. Un second temps de parole consacré aux autres actions de l’association et à sa situation financière et humaine

a/ la diffusion

Au-delà du Festiva’son le collectif a également questionné la pertinence de poursuivre la saison de concerts annuelle. Car il y a une forme d’épuisement de l’équipe, un manque de temps pour se retrouver et permettre une meilleure organisation (problème d’éloignement des membres du collectif), et surtout un manque de moyens, notamment pour pouvoir pérenniser un poste de coordonnateur expérimenté, correctment rémunéré et pouvant s’engager sur la durée. En effet, l’emploi CAE de Mickaël s’arrête fin novembre : il nous faudrait alors relancer le cycle « offre d’emploi/ entretiens/ période de formation », le tout pour une durée d’un an (renouvelable) et des conditions d’emploi et de salaire qui ne nous satisfont pas. Nous n’en avons ni l’envie, ni le courage…

La saison des concerts à la MVA s’achèvera donc, après 17 ans de dynamisme et d’enthousiasme, à la fin de l’année : il y aura encore 3 derniers concerts à la salle de MVA en octobre, novembre et décembre 2017.

b/ la production

Si la partie diffusion de concerts va prendre fin, l’association poursuivra ses autres actions de production, notamment les spectacles Jeune public et les actions culturelles dans les écoles, les collèges et les maisons d’arrêt, Les projets de production de disque autour du label de la Fabrica’son restent également dans le domaine du possible même si là encore, l’énergie et le temps à y consacrer sont importants.

3. Interventions des adhérent.e.s

– « Bien d’autres associations sont fragiles et manquent de budget mais je n’étais pas au courant des des difficultés financières que rencontrait la Fabrica’son.  »

Réponse de la Fabrica’son : de nombreux éditos dans notre journal mensuel ont évoqué cette situation

– « Pour une petite association comme la vôtre, votre projet artistique est peut-être trop ambitieux par rapport aux attentes et aux politiques culturelles actuelles »

– «  On pourrait profiter de la nomination d’une nouvelle ministre de la culture pour lancer une pétition pour que la Fabrica’son demeure »

– «  des lieux et associations culturelles se structurent désoramis autour de nouvelles dynamiques et concepts : une forte implication collective, une sorte d’autogestion collective gérée par des bénévoles et en grande partie autofinancée.

Réponse de la Fabrica’son : la dimension humaine est intéressante mais rencontre aussi ses limites : certains pôles ou savoir faire peuvent difficilement se passer de professionnels et experts, La question financière et du désengagement de l’État pose aussi question, La Fabrica’son a en partie fonctionné pendant des années dans cette entre deux : une dimension institutionnelle, doublée d’une dynamique indépendante et autogérée

– « Vous pourriez juste organiser quelques concerts dans l’année lors de temps forts : fête de la musique, fête de la ville… »

– « C’est vraiment dommage que les concerts que les concerts s’arrêtent, c’était comme des respirations et une joie de se retrouver régulièrement pour la musique mais au-delà pour des rencontres humaines authentiques »

– « On pourrait se retrouver chaque année pour un repas amical des amis de la Fabrica’son »

L’AG s’achève vers 22h autour d’un verre,

La Fabrica'son, Maison de la Vie Associative, 28 rue Victor Hugo, 92240 MALAKOFF,
Tél. 01.55.48.06.36, email : coordination.fabricason@gmail.com
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