Après le bal et les bulles de cette charnière décembre/janvier, toute l’équipe de la Fabrica’son tient à vous souhaiter une belle (et rebelle) année 2017. On sait déjà qu’elle aura son lot de grincements de dents, des couleuvres à avaler, en pilule ou en sirop, et que la potion des « bons docteurs » sera forcément inefficace et amère, jusqu’à la nausée ?… Raison de plus pour montrer qu’on a du cœur à revendre et l’estomac bien accroché ! Heureusement, la multiplication de petits » villages gaulois », ou Zones à Défendre, qui éclosent un peu partout est un signe encourageant. Que ce soit dans le domaine de l’agriculture, des transports, de l’organisation du travail, de la culture, de l’enseignement, on sent qu’un ailleurs, qu’un autrement secrètement désiré et pratiqué ici et là n’est peut-être pas si anodin ou marginal que certains ont intérêt à nous le faire croire. Dans son domaine musical, la Fabrica’son tente d’apporter sa petite pierre en entretenant d’un côté le lien humain par la quinzaine de rendez-vous musicaux annuels et, d’un autre côté, la promotion d’artistes professionnels que nous accueillons et rémunérons au mieux de nos moyens. Cette dimension professionnelle se retrouve aussi dans l’embauche d’un nouvel associé coordinateur : Michael, il succède donc à Juliette. Bienvenue à lui !
Cette année 2017, pour moi, elle sera festive ou pas, fédérative ou pas, associative ou pas. En tout cas, nos deux lieux de rendez-vous sont placés sous ce dernier signe et j’espère que nous serons nombreuses et nombreux à nous retrouver, à la MVA (maison de la vie associative) lors des concerts du dimanche après-midi, et à la BAM (bibliothèque associative de Malakoff) lors des jams poésiques du jeudi soir. A la dernière jam justement, un beau texte de Pier Paolo Pasolini a été lu sur les lignes énergiques de la contrebasse de Yoram Rosilio. Artiste révolté et visionnaire, Pasolini nous parle encore à présent d’une conscience à vif, et d’une nécessité d’union morale, politique, spirituelle. Le propos de Christophe Monniot peut sembler éloigné de cette vision mais peut-être pas tant que ça : avec une pensée vive, le souffle de la beauté et la force de l’inattendu, il parvient à réunir de formidables musiciens pour une musique de cosmonautes, puissante, inédite, et qui n’oublie jamais un soupçon d’humour, histoire de de rappeler que gravité et relativité sont intimement liées… Commencer en leur compagnie ce premier concert de l’année 2017 est donc de très bon augure ! Rendez-vous donc dimanche 8 janvier à la MVA. Et il y aura en plus une petite surprise, associative forcément…
MARC